Madame ROLAND born Jeanne Marie Philipon (1754 - 1793), muse of the Girondins during the French Revolution.
Autograph letter signed with his initials. October 8, 1790; 2 pages 1/4 in-12°. Collector’s stamp “Duke of Tascher de la Pagerie” (Charles Joseph Louis Tascher de la Pagerie)
Beautiful letter from the beginnings of the Revolution which gives a glimpse of Madame Roland's interest in political affairs and her strong opinion, which will make her pass down to posterity after her execution on November 8, 1793: "We received the Angloise pastille for our doctor, more doctor than ever in this country where he healed all the sick, preaching and applying his hands, in the manner of Christ, but being less embarrassed than him to have the tribute paid to Caesar. Indeed, our representatives take enough care to ensure or increase taxes, much more than to enlighten us on the use of funds. Also, Parisian that I am, I will say that you are only myrmidons as long as you do not become better informed about finances and their wise administration. You see, housewives know the weak and the strong of houses, like empires, and as soon as one does not watch over the cooking pot, all the philosophy in the world cannot prevent a collapse. Attached are dispatches to which you would like to forward their destination. I imagine you will have received ours for London which we don't often hear about. Our friend is still caught by the leg, but I think that within eight days we will go to Lyon where the municipal officers are very well chosen; I no longer hear about the continuation of the elections for the mayor, etc. we will go and see what that means. As for my health, I only talk about it when it's in my hands, otherwise it's a matter of my courage and I don't say a word about it. Farewell, always be our good friend. »
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Madame ROLAND née Jeanne Marie Philipon (1754 - 1793), égérie des Girondins sous la révolution française.
Lettre autographe signée de son paraphe. 8 octobre 1790 ; 2 pages 1/4 in-12°. Cachet de collection « Duc de Tascher de la Pagerie » (Charles Joseph Louis Tascher de la Pagerie)
Belle lettre des débuts de la Révolution qui laisse entrevoir l'intérêt de Madame Roland pour les affaires politiques et son avis bien tranché, qui la feront passer à la postérité après son exécution
le 8 novembre 1793 : « Nous avons reçu la pastille Angloise pour notre docteur, plus docteur que jamais dans ce pays dont il guérit tous les malades, prêchant et appliquant les mains, à la manière du
Christ, mais s'embarrassant moins que lui se faire payer le tribut à César. Effectivement, nos représentants prennent assez de soin d'assurer ou d'augmenter l'impôt, beaucoup plus que de nous
éclairer sur l'emploi des fonds. Aussi, toute Parisienne que je sois, je dirai que vous n'êtes que des myrmidons tant que vous ne vous ferés pas mieux instruire de la partie des finances et de leur
sage administration. Voyés les ménagères connoissent le faible et le fort des maisons, comme des empires, et dès qu'on ne veille pas à la marmitte, toute la philosophie du monde ne sauroit empêcher
une déconfiture. Ci-joint des dépêches auxquelles vous voudrés bien faire suivre leur destination. J'imagine que vous aurés reçu la nôtre pour Londres dont on n'entend pas parler souvent. Notre ami
est encore pris par la jambe, mais je pense que sous huit jours nous irons à Lyon où les officiers municipaux sont très bien choisis ; je n'entends plus parler de la suite des élections pour le
maire, etc..nous irons voir ce que cela signifie. Quant à ma santé, je n'en parle que lorsqu'elle est à quia, autrement, c'est l'affaire de mon courage et je n'en dis mot. Adieu, soyés toujours notre
bon ami. »
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