Carta autógrafa firmada a André Tardieu - St-Vincent sur Jard, 12 de enero de 1923. 3 páginas en octavo en una hoja doble. Pliegues relacionados con el envío.
A la luz de su vida, el viejo tigre siempre ofrece buenos consejos y nunca le faltan las bromas, como siempre: "Querido amigo, de hecho, estoy completamente de acuerdo contigo en tu actitud expectante. No veo discusión posible al respecto. En cuanto a las posibilidades de éxito, me parece muy probable que nuestro cobarde idiota sepa evitarlas, como siempre. Iremos solos, primero porque Inglaterra nos abandona, segundo porque queremos tocar. ¿Tocaremos? No veo las primeras señales. En cuanto a Inglaterra, no hay política más insensata que agotarse en adulaciones. Es la mejor manera de ser despreciado, sin siquiera la esperanza de una recompensa honesta. La otra noche intenté explicárselo a uno de tus futuros ministros, quien, naturalmente, no me entendió. Salvo la inteligencia, reconozco en él todos los dones de la mente. Desátate de la arena ante la libertad del movimiento de cadera. Hermoso sol, mar admirable. Planto hitos como tú. Los míos quizás algún día... Tienen hojas como la de la leyenda. Espero que los tuyos se conviertan en árboles seculares, como dijo nuestro amigo Bonvalet. Estaré entre tus muros la tarde del 18. Un afectuoso apretón de manos…
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Lettre autographe signée à André Tardieu - St-Vincent sur Jard, 12 janvier 1923. 3 pages in-8° sur un double feuillet. Pliures liées à l'envoi
A l'aune de sa vie, le vieux tigre reste toujours de bons conseils et n'ai jamais à cours d'un coup de patte drolatique comme à son habitude : « Cher ami, Je suis, en effet, complètement d'accord
avec vous sur votre attitude d'expectative. Je ne vois pas de discussion possible là dessus. Quant aux chances de succès, il me paraît fort probable que notre huluberlu de la couardise saura les
éviter, comme à son ordinaire. Nous ferons cavalier seul, 1e parce que l'Angleterre nous lâche 2e parce que nous voulons toucher. Toucherons nous ? Je n'en vois pas les premiers signes. Pour ce qui
est de l'Angleterre il n'y a pas de plus sotte politique que de s'épuiser en courbettes. C'est le meilleur moyen de se faire mépriser, sans même l'espoir d'une récompense honnête. J'ai essayé,
l'autre soir, d'expliquer cela à l'un de vos futurs ministres qui naturellement ne m'a pas compris. Sauf l'intelligence, je lui reconnais tous les dons de l'esprit. Désablez vous pour la liberté du
coup de reins. Beau soleil, mer admirable. Je plante des jalons comme vous. Les miens auront peut être un jour des feuilles comme celui de la légende. Je souhaite aux vôtres de devenir des arbres
séculiers, comme disait notre ami Bonvalet. Je serai dans vos murs le 18 au soir. Affectueuse poignée de main… »
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