Donatien-Alphonse-François Marquis SADE (1740 - 1814), französischer Schriftsteller und Philosoph
Autogrammbrief an den Bürger Gaspard Gaufridy in Apt. (Paris) 9 Nivôse (29. Dezember 1795); 2 Seiten in-4°, Adresse.
Wie durch ein Wunder versucht der gerade aus dem Gefängnis entlassene Marquis de Sade nach dem Sturz Robespierres mit allen Mitteln, an Geld zu kommen. Mit einem Anflug von Ironie bittet er seinen
Geschäftsmann, sein Schloss Mazan so schnell wie möglich zu verkaufen, um seine Schulden zu begleichen: "Ich danke Ihnen, Bürger, für die Aufmerksamkeit, mit der Sie mir gerade mein Geld übergeben
haben." Ich habe es nicht gesehen, von ihm habe ich es erfahren. Dank Ihrer Freundlichkeit erhalte ich das Geld, wenn die Assignats mehr wert sind als Geld, was passieren wird. Ich werde meine Kerzen
erhalten, wenn die Tage lang genug sind, dass wir kein Licht mehr brauchen. Mein Öl, wenn kein Salat mehr da ist. Meine Marmelade, wenn wir Obst haben. In Wahrheit, Bürger, sind Sie voller
Aufmerksamkeit für mich und ich kann davon nur beeindruckt sein. Der Verkauf des Schlosses Mazan und seines Parterre-Gartens ist dringender denn je. Es wird von hier aus verkauft, wenn Sie es nicht
eilig haben, diese Angelegenheit abzuschließen. Ich habe gekauft, und ich werde von den Zinsen erdrückt werden, weil ich von Ihnen nicht das Geld erhalten habe, das mich entlasten würde; Ich flehe
Sie auf meinen Knien an, Ihren Sohn zu schicken, um diesen Verkauf abzuschließen, der immer wichtiger wird. Ich wiederhole Ihnen zum letzten Mal, dass ich, wenn Sie es nicht sofort tun, entweder von
hier aus verkaufen oder ausdrücklich einen Mann weiterschicken werde die Szene. Ich flehe Sie als letzten Ausweg an, mir Geld zu schicken, und mein Bargeld und meine Assignate sind kurz davor,
aufgebraucht zu sein. Glauben Sie, dass 80.000 Franken von meinem Land und 29.000 Franken von Ihnen mich sehr weit gebracht haben, das sind 20 Louis? Ich werde mit Dezember und Januar leben, das ist
alles, was ich am 1. Februar tun kann, und ich werde es vermissen, wenn du mich nicht sofort schickst. Bitte senden Sie daher gleich eine starke Nachricht, damit ich Sie nicht ständig belästigen
muss, weil es für Sie beide sehr langweilig ist. - mein Geld - Massenassignaten - meine Vorräte - der Zustand meines Eigentums für 1796 - Entschädigung von Audibert - große Summe von Courtois -
Verkauf von Mazan und Sie werden ein sehr freundlicher Mann sein (...) Zusatz am oberen Rand: " Erinnern Sie sich an alles, was ich Ihnen in meinem letzten Artikel über Zwangskredite erzählt habe.
Bitte achten Sie darauf, dass ich nicht über 50 besteuert werde. Mehr kann ich nicht besteuern und insbesondere die Entschädigung, die ich für die verheerenden Folgen der Coste fordern muss, als
Entschädigung einbeziehen. Auf diesem Voucher habe ich meine Erklärung abgegeben, dass mein Eigentum unter Ihrer Verwaltung steht und Sie angesprochen werden sollten. Ich habe Lion verboten,
irgendetwas zu diesem Thema zu unternehmen, ohne mit Ihnen eine Einigung zu erzielen. Tun Sie im Namen Gottes alles, worum ich Sie unten auf dem ersten Blatt dieses Briefes bitte, denn Sie werden
mich mit Ihren Verzögerungen ruinieren. »
Nachdem der Marquis de Sade am 26. Juli 1794 vom Staatsanwalt Fouquier-Tinville zum Tode verurteilt worden war, entkam er auf wundersame Weise der Guillotine und versuchte, wieder aufzutauchen,
nachdem die Tumulte des Terrors durch den Fall Robespierres hinweggefegt waren. Im Jahr 1795 veröffentlichte er "Aline und Valcour oder der philosophische Roman", der unbemerkt blieb, und heimlich
die schwefelhaltige "Philosophie im Boudoir". 1796 verkaufte er das Château de La Coste, doch zu seinem Unglück wurde er fälschlicherweise auf die Liste der Auswanderer aus Vaucluse gesetzt, wodurch
sein Besitz beschlagnahmt wurde und ihm das Einkommen entzogen wurde.
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Donatien-Alphonse-François marquis SADE (1740 - 1814), romancier et philosophe français
Lettre autographe au citoyen Gaspard Gaufridy à Apt. (Paris) 9 nivôse (29 décembre 1795) ; 2 pages in-4°, adresse.
Miraculé, suite à la chute de Robespierre, le marquis de Sade, tout juste sorti de prison, essaye par tous moyens de trouver de l'argent. Il demande, avec une pointe d'ironie, à son homme d'affaires
de vendre au plus vite son château de Mazan pour épurer ses dettes : « Je vous remercie citoyen, de l'attention avec laquelle vous m'avés fait passer mon numéraire par Perrin vous ne l'avés seulement
pas vu, c'est de lui-même que je tiens le fait. Graces à vos bontés pour moi, je recevrai le numéraire lorsque les assignats vaudront mieux que l'argent, ce qui va arriver. Je recevrai mes bougies,
quand les jours seront asses longs pour qu'on n'ait plus besoin de lumières. Mon huile quand il n'y aura plus de salade. Mes confitures quand on aura des fruits. En vérité, citoyen vous etes plein
d'attention pour moi et je ne puis qu'en être pénétré. La vente du château de Mazan et de son jardin parterre presse plus que jamais il va être vendu d'ici, si vous ne vous pressés pas de terminer
cette affaire. J'ai acheté et je vais me trouver écrasé d'intérêt, faute de recevoir de vous l'argent qui doit m'acquiter ; je vous supplie à genoux d'envoiyer votre fils terminer cette vente qui
devient d'une telle importance je vous le repete pour la dernière fois, que si vous ne le faites pas tout de suite je vais ou vendre d'ici, ou envoiyer un homme exprés sur les lieux. Je vous supplie
avec la dernière instance de m'envoiyer de l'argent et mon numéraire et des assignats, je suis à la veille de manquer. Croiyés vous que 80 mil francs de mon bled, et 29 mil francs de vous m'ayent
conduit bien loin c'est 20 louis. Je vivrai avec décembre et janvier c'est tout ce que je puis faire le 1er février et je manque net si vous m'envoiyés pas tout de suite. Tachés donc d'envoiyer tout
de suite un fort envoi afin que je ne sois pas obligé à vous harceler ainssi sans cesse car c'est bien ennuiyant pour tous les deux. - mon argent - des assignats en masse - mes provisions - l'état de
mon bien pour 1796 - indemnités d'Audibert - grosse somme de Courtois - vente de Mazan et vous serés un homme très aimable (…) Ajout en marge supérieur : « Souvenés vous de tout ce que je vous ai
marqué dans ma dernière au sujet de l'emprunt forcé. Prenés bien garde de me laisser taxer au dessus de 50. Je ne puis l'être pour davantage et faites entrer surtout en compensation les indemnités
que j'ai à prétendre pour les ravages de la Coste. C'est sur ce bon là que j'ai fait ici ma déclaration en y annonçant que mon bien étant sous votre régie, c'étoit à vous qu'on devait s'adresser.
J'ai défendu à Lion de rien faire sur cet objet sans s'entendre avec vous. Au nom de Dieu faites tout ce que je vous demande au bas de la 1ère feuille de cette lettre ci, car vous allés me ruiner par
vos retards. »
Ayant échappé miraculeusement à la guillotine après avoir été condamné à mort le 26 juillet 1794 par le l'accusateur public Fouquier-Tinville, le marquis de Sade tente de refaire surface après les
tumultes laissés par la Terreur emportée dans la chute de Robespierre. En 1795, il publie « Aline et Valcour, ou le Roman philosophique », qui passe inaperçu et, clandestinement, le sulfureux « La
Philosophie dans le boudoir ». En 1796 il vend le château de La Coste, mais pour son malheur il est mis par erreur sur la liste des émigrés du Vaucluse, ce qui place ses biens sous séquestre et le
prive de revenus.